Financement
Emprunter en France avec un salaire monégasque
Un salaire en euros, mais un employeur hors de France : ce que la banque retient, ce qu'elle demande, et pourquoi le net monégasque pèse plus lourd qu'il n'y paraît.
Payé en euros : la bonne nouvelle
Contrairement au frontalier suisse, le salarié de Monaco est payé dans la monnaie de son crédit. La banque n'a donc aucune raison d'appliquer une décote de change : elle retient 100 % de votre revenu net, exactement comme pour un salarié français. C'est le point de départ du simulateur de ce site.
Un employeur étranger, quand même
Pour une banque, un contrat monégasque reste un contrat signé hors de France. Les établissements de la Côte en voient tous les jours et le traitent comme un CDI français, mais ils demandent un dossier complet : contrat de travail, permis de travail délivré par le Service de l'Emploi de Monaco, trois derniers bulletins de salaire, dernier avis d'imposition français. Un conseiller qui n'a jamais vu de bulletin monégasque peut hésiter ; un conseiller de Menton, Nice ou Antibes, non. Choisissez l'agence en conséquence.
Le net monégasque
À salaire brut égal, le net d'un salarié de Monaco est plus élevé qu'en France, parce que les cotisations salariales monégasques sont sensiblement plus faibles. Le salaire minimum de la Principauté est d'ailleurs le SMIC français majoré de 5 %. C'est ce net qui entre dans le calcul de la banque — et c'est lui qui explique qu'un même poste « vaut » quelques mètres carrés de plus depuis Monaco.
L'impôt se paie en France
Résident en France, vous êtes imposé en France sur votre salaire monégasque, en vertu de la convention fiscale de 1963 ; Monaco ne prélève pas d'impôt sur le revenu. Comme votre employeur n'est pas soumis au prélèvement à la source français, l'impôt est réglé par acomptes prélevés sur votre compte. La banque raisonne en revenu net avant impôt, comme pour tout salarié ; simplement, gardez la charge fiscale en tête quand vous fixez votre mensualité.
Les règles, les mêmes que pour tout le monde
Le bien est en France, le prêt aussi : 35 % d'endettement maximum, assurance comprise, 25 ans au plus, et un apport d'au moins 10 % du prix, 20 % pour de meilleures conditions. Le simulateur applique ces règles à votre revenu et à votre apport, puis divise par le prix réel de chaque commune.
Ce que ça donne, concrètement
Un foyer à 4 500 € net par mois avec 40 000 € d'apport peut viser un budget d'environ 338 000 € frais compris. Au prix médian des ventes réelles d'appartements, cela représente 48 m² à Beausoleil, 69 m² à Menton, 70 m² à Nice — ou 113 m² à Contes, à 33 minutes de Monaco par le Paillon. C'est exactement l'arbitrage que ce site vous aide à faire, commune par commune.